La Fédération Française des Apiculteurs Professionnels (FFAP) a interpellé trois ministres — Santé, Transition écologique et Agriculture — pour leur demander de s’opposer fermement à la version actuelle du règlement européen “Omnibus” sur les denrées alimentaires et les aliments pour animaux.
En cause : un texte qui pourrait affaiblir en profondeur la protection des citoyens, des agriculteurs, des pollinisateurs et de l’environnement face aux pesticides.
La FFAP soutient cinq améliorations urgentes :
- Éliminer d’ici 2030 les pesticides « candidats à la substitution » et les pesticides PFAS.
- Rendre obligatoires les tests de neurotoxicité, notamment développementale.
- Évaluer les métabolites des pesticides aussi strictement que les substances actives.
- Mettre en œuvre immédiatement l’évaluation des risques cumulés et synergiques.
- Réaliser une revue bibliographique complète au début de chaque procédure d’autorisation.
Elle soutient également le biocontrôle… mais pas au prix d’une dérégulation, ni d’une définition trop large ouvrant la voie aux dérives industrielles.
Pour les apiculteurs professionnels, il est indispensable de renforcer la législation existante sur les pesticides — pas de la démanteler.
La protection de la santé publique, des agriculteurs et de la biodiversité doit rester une priorité absolue.
Courrier adapté de Beelife