Depuis quelques années le monde agricole s’inquiète d’un manque de pollinisation des cultures, notamment pour la production de semences intrinsèquement liée à la pollinisation entomophile. En effet, les populations de pollinisateurs sauvages sont en voie de disparition, il n’existe plus d’essaims sauvages d’ abeilles dites « domestiques »(apis mellifera).
Seules subsistent les colonies d’abeilles élevées par les apiculteurs, non sans grandes difficultés.
Mais malgré le travail acharné des apiculteurs, ces colonies ne suffisent plus à assurer une pollinisation suffisante de la flore, tant sauvage que cultivée : affaiblissement généralisé et mortalités récurrentes (manque de butineuses), populations inégalement réparties (de plus en plus de territoires à haut risque pour l’abeille), érosion importante des ressources…
Malgré tout, ces populations restent les seules à pouvoir être mobilisées et dirigées pour assurer l’indispensable service de pollinisation.