Accord UE-Mercosur : une nouvelle menace pour l’apiculture française

Le SAPAURA appelle à rejoindre les mouvements initiés par la confédération paysanne contre le MERCOSUR afin de protéger la filière apicole française déjà en tension. L’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur constitue une menace sérieuse pour l’apiculture française, déjà fortement fragilisée par une concurrence internationale accrue. Parmi les dispositions les plus préoccupantes figure l’ouverture progressive, sur cinq ans, d’un quota de 45 000 tonnes de miel importé en franchise de droits de douane. Présenté comme marginal car représentant moins de 10 % de la consommation totale de miel dans l’Union européenne, ce chiffre masque pourtant des effets économiques considérables sur la filière.

En réalité, le marché du miel ne se structure pas autour des volumes moyens consommés, mais autour des prix les plus bas. L’introduction de quelques dizaines de milliers de tonnes de miel à bas coût suffit à tirer l’ensemble des prix vers le bas. Ce mécanisme met directement en péril la viabilité économique des exploitations apicoles françaises, dont les coûts de production sont nettement supérieurs. Les conséquences attendues sont claires : baisse des revenus, découragement des producteurs, abandons d’exploitations et disparition progressive de l’apiculture professionnelle sur le territoire.

Ce nouvel afflux de miel importé vient s’ajouter à une pression déjà très forte sur la filière. Les importations ne cessent d’augmenter, notamment du fait des accords douaniers existants avec l’Ukraine, tandis que les règles d’étiquetage et les contrôles aux frontières demeurent insuffisants pour garantir une concurrence loyale et une information transparente des consommateurs.

Face à cette situation, les apiculteurs refusent que l’apiculture française soit sacrifiée au nom du libre-échange. Le SAPAURA demande l’abandon pur et simple des dispositions de l’accord UE–Mercosur concernant le miel, un renforcement drastique des contrôles sur les importations, ainsi qu’une transparence totale sur l’origine et la composition des miels commercialisés. Enfin, le syndicat appelle l’ensemble des apiculteurs, professionnels comme engagés, à se mobiliser et à rejoindre les actions menées par la Confédération paysanne contre l’accord Mercosur.

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